Acceuil Taux de Maladies(2006)
TABLE RONDE SUR LA LUTTE CONTRE LES CANCERS GYNECOLOGIQUES PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 27 Mai 2010 07:37

Une séance de travail sur le projet de lutte contre les cancers gynécologiques à Madagascar s’est tenue le samedi 15 mai 2010 à l’Hôtel Carlton. Plusieurs participants et partenaires, aussi bien nationaux qu’internationaux, ont répondu à l’invitation.

La mortalité globale due au cancer est de 6,7 millions soit 12,5% du total des décès dépassant le nombre de décès du aux VIH/SIDA, tuberculose, paludisme réunis, avec 10,9millions de nouveaux cas annuels et 24,6millions de personnes vivant avec le cancer.

Madagascar fait face au fardeau des maladies chroniques non transmissibles devenues un problème de santé publique. Ainsi, la lutte contre ces Maladies constitue aujourd’hui une composante de la Politique Nationale de Santé à Madagascar. Effectivement, le taux d’accroissement des cas de cancers vus dans l’unique Service d’Oncologie Radiothérapie du pays est de 10% par an. En 2009, le recrutement est chiffré à 1800 cas, avec une prédominance des cancers gynécologiques supérieure à 50%, soit 28% pour les cancers du sein et 24% pour les cancers du col. La plupart de ceux-ci sont vus à des stades avancés.

. Selon l’OMS et le Centre International de Recherche sur le Cancer, l’incidence réelle est estimée à 18 000 nouveaux cas par an.

Le projet de lutte contre le cancer est initié sous le leadership de la Vice Primature chargée de la Santé Publique avec le financement de la Fondation « Akbaraly » pour 3.000.000.000 USD. La population cible est constituée des femmes de tout âge confondu, des Régions Analamanga, Boeny, Haute Matsiatra, concernées par le programme soit 4.720.000 femmes. Le montant global est de 21.400.000 USD.

L’objectif général du projet est de mettre à l’échelle le dépistage et assurer la Prise en Charge d’au moins 60% des cas dépistés des Cancers Gynécologiques d’ici fin 2015 dans les 3 Régions d’interventions.

Un Plan National stratégique de Lutte contre le Cancer a été élaboré pour tracer les grandes orientations et servir de référence à tous les intervenants œuvrant dans cette lutte. La réunion a permis aux participants de prendre connaissance du Plan et de se positionner par rapport à leur technicité et leurs possibilités respectives.

Les actions qui ont déjà débuté consistent à faire la sensibilisation sur les facteurs de risque communs aux maladies chroniques non transmissibles, notamment le tabagisme responsable d’un tiers des cancers, le dépistage des lésions précancéreuses du col  utérin et le renforcement des compétences des prestataires aux différents niveaux.

Un secrétaire exécutif coordonnera les activités avec un comité composé de tous les intervenants.
Mise à jour le Jeudi, 27 Mai 2010 07:42
 
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